Morocco: Making Government more Accountable to Citizens

Fabian Seiderer

Senior Public Sector Specialist

 

The World Bank recently announced a US$200 million operation to support ongoing reforms in Morocco to make government more efficient and more accountable to its citizens. The Transparency and Accountability Development Policy Loan (DPL) is the second operation of a comprehensive program designed to assist the government in laying the foundations for meeting the governance goals outlined in the new Constitution. The new Constitution responded to public discontent over poor service delivery and government institutions that were out of reach to ordinary citizens. The Transparency and Accountability DPL program was designed to support the government in taking the critical first step toward putting the Constitution into practice by developing the relevant policies and legal framework. The first DPL supported a broad package of reforms to improve performance and transparency of key public institutions and allow for greater citizen participation by making the chain of accountability clearer. This second DPL provides further momentum through deepened support to policies for fiscal transparency and citizens’ access to information and the right to petition. The new operation also promotes increased efficiency in the overall handling of public funds, with a focus on better financial management at the central and local government levels, as well as by state-owned enterprises.

 

“Morocco is undertaking an ambitious overhaul of its governance framework and the World Bank is pleased to support these reforms with this comprehensive program,” said Marie Françoise Marie-Nelly, World Bank Country Director for the Maghreb. “This program not only supports reforms but also aims to provide the capacity building needed to ensure they can be implemented. What matters now, however, is that Moroccans see the results of change, and that reforms lead to greater participation of citizens in public life.”

 

The program, also titled Hakama, or ‘Governance’ in Arabic, is a joint effort with the European Union and the African Development Bank who have both contributed a further US$250 million in support of the budget, procurement and open governance reforms. In parallel with the financial support, Hakama provides technical assistance to the central and local governments as well as to the Parliament for the implementation of the governance reforms, including training on performance budgeting, monitoring and evaluation, fiscal decentralization and citizen engagement.

 

“The translation of these new constitutional governance rights and principles into specific laws and policies is a key milestone of the program” said Fabian Seiderer, World Bank Public Sector Specialist and task team leader of the program. “The next phase will focus on the implementation of these policies with a view to improving the quality of public services to Moroccans and allowing citizens to make effective use of these new rights.”

 

Programme d’appui aux réformes de gouvernance au Maroc (Hakama)

 

Qu’est-ce que le programme Hakama ?

Le programme de gouvernance (Hakama) de la Banque mondiale, est ancré dans la nouvelle Constitution marocaine. Il soutient les réformes du Maroc visant à renforcer les mécanismes de transparence et de redevabilité dans la gestion des ressources publiques et la concrétisation des nouveaux droits et principes constitutionnels pour une gouvernance plus ouverte, pour  un développement économique et social plus inclusif et une amélioration de l’efficience et de la qualité des services et des programmes publics. Il s’agit d’un programme holistique et intégré lancé en 2012, qui vise à maximiser les synergies des réformes de Gouvernance à travers le secteur public, tant au niveau de l’administration centrale, des collectivités territoriales et des Entreprises et des Etablissements Publics (EEP), afin de renforcer les résultats tangibles pour tous les citoyens.

 

Quelles sont les réformes constitutionnelles appuyées par le programme Hakama ?

 

Le programme Hakama comprend deux piliers : Pilier I - Amélioration de la transparence et de la redevabilité dans la gestion des ressources publiques et Pilier II – Promotion d’une gouvernance ouverte

 

Ø  Pilier I

·         La réforme pour une budgétisation programmatique axée sur la performance,

·         La réforme de la passation des marchés publics,

·         Le cadre juridique et institutionnel pour les partenariats public-privé,

·         La gouvernance des agences et des entreprises et établissements publics (EEP),

·         La régionalisation et la gouvernance locale.

 

Ø  Pilier II

·         Les réformes qui visent à renforcer la transparence budgétaire,

·         L'accès à l'information,

·         La consultation du public et les pétitions des citoyens pour favoriser un engagement croissant et direct des citoyens dans la conception et la mise en œuvre des politiques publiques et programmes qui les concernent.

·         La fourniture en ligne de services publics aux citoyens, comme les certificats de naissances

 

Le programme Hakama c’est aussi :

·         une série d’appuis budgétaires de 400 millions de dollars sur la période 2013-2016, dont la seconde opération vient d’être approuvée par le Conseil d’administration de la Banque mondiale;

·         un projet d’assistance technique d’appui au nouveau cadre de gouvernance, de 4 millions de dollars, financé par le Fonds de transition, qui soutient la mise en œuvre des politiques sur la consultation et la pétition publiques, la réforme budgétaire, les réformes de la passation des marchés et de la décentralisation budgétaire ;

·         le projet de jumelage institutionnel d’appui à la mise en œuvre de la Loi organique des finances (LOF) – financé par le projet ci-dessus ;

·         un projet de renforcement des capacités et de formation du Parlement ;

·         de l’assistance technique à la refonte de la passation de marchés ;

·         des diagnostics des finances publiques (PEFA) et des études sur la gouvernance des services publics

·         des séminaires, formations et communautés de praticiens (finances publiques, passation de marchés,…)

 

Les partenaires : Le Parlement, le Secrétariat Général du Gouvernement, les ministères des Affaires Générales et de la Gouvernance, le ministère de l’Economie et des Finances, de l’Intérieur, des relations avec le Parlement et avec la Société Civile, de la Fonction Publique et de la réforme de l’Administration, les ministères sectoriels mettant en œuvre la LOF, les EEP mettant en œuvre le code de bonne gouvernance, les collectivités territoriales, les associations, L’Union européenne et la Banque Africaine de Développement.